Pour un monde meilleur !

Par chris StJames. Pour les savants, c'est pour dans pas longtemps, ça va péter aussi sûr que deux et deux font quatre, et l'important n'est pas de savoir "si" ça va arriver mais "quand". Que faire du temps qu'il nous reste pour changer l'inéluctable ?

06/01/07

Grand zapping 2006

18 millions d'enfants obèses, on soupçonne les boissons gazeuses, coucou Cola on t'a vu !
Elodie Gossuin aime être prise par-derrière, choette, j'avais pas le monde d'emploi.
La sodomie vulgarisée fait rire les animatrices.
Chez Cauet, Rocco se déshabille, on évite le pire, le micro dans le cul.
Les médias médisants responsables de l'affaire d'Outreau n'ont pas encore fait amende honorable, z'auraient tort de se priver, on est tellement cons. Zoom sur le juge petit garçon dans le prétoire, aujourd'hui retombé dans l'oubli, le pauvre.
Honte sur nos prisons ! Honte à nous qui ne savons pas ! Merci Badinter de reprendre le flambeau.
Michel Habig incendie en passant un village roumain, histoire de désinfecter le terrain vague.
Paris se couvre de tentes de détresse, et on compte parmi les SDF de plus en plus de salariés.
Et Aurélie ne sera pas reine du Royaume, adieu veaux, vaches et cochons, bonjour la promiscuité de la banlieue.
48% des français ont peur de finir SDF, ils ont déjà froid dans le dos.
L'abbé Pierre sucre les fraises, mais qu'est-ce qu'il dit ?
Les chrétiens voudraient bien partager, plus, mais y en a trop, peuvent pas tout faire.
2 millions d'enfants pauvres en France qui rêvent de la dernière Play-Station, c'est deux fois plus que les statistiques officielles.
L'Occident est las de la famine en Afrique, on préfère les tsunamis, et oui, la mode change.
Sarko chante avec Barbo tandis que Drucko ronronne.
Le Hamas prend le pouvoir en Palestine, 84% d'entre eux ne veulent que la paix. ... ?
Ben Laden menace les USA d'une trève avec l'Europe.
La grippe aviaire tue en Turquie, en Asie, en Afrique, trois fois rien chez nous, quelques morts de rien du tout, c'est une grippe Tchernobyl.
Du sable sur le Texas, il fait froid en Inde, ils comprennent pas, sont pas équipés pour, vive les panneaux solaires et les nappes souterraines d'eau chaude inexploitées, et 12 milliards de bénéfice chez Total, le pétrole a encore de beaux jours devant lui.
Nos jeunes craignent le pire tandis que l'OMS prédit que leur suicide sera en 2020 la 2ème cause de mortalité dans le monde. Nos jeunes dépriment et Villepin promet et débarque le CPE.
2ème Révolution Française : le CPE est aboli.

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22/10/06

États fantoches

La fin programmée de la Démocratie

Un dossier édifiant sur le Nouvel Ordre Mondial. Sources Observabilis et Métasystems.

         

1 Le pouvoir a déjà changé de mains

Les véritables maîtres du monde ne sont plus les gouvernements, mais les dirigeants de groupes multinationaux financiers ou industriels, et d'institutions internationales opaques (FMI, Banque mondiale, OCDE, OMC, banques centrales). Or ces dirigeants ne sont pas élus, malgré l'impact de leurs décisions sur la vie des populations.

Le pouvoir de ces organisations s'exerce sur une dimension planétaire alors que le pouvoir des états est limité à une dimension nationale.

Par ailleurs, le poids des sociétés multinationales dans les flux financiers a depuis longtemps dépassé celui des états.

A dimension transnationale, plus riches que les états, mais aussi principales sources de financement des partis politiques de toutes tendances et dans la plupart des pays, ces organisations sont de fait au dessus des lois et du pouvoir politique, au dessus de la démocratie.

       

2 L'illusion démocratique

La démocratie a déjà cessé d'être une réalité. Les responsables des organisations qui exercent le pouvoir réel ne sont pas élus et le public n'est pas informé de leurs décisions. La marge d'action des états est de plus en plus réduite par des accords économiques internationaux pour lesquels les citoyens n'ont été ni consultés, ni informés. Tous ces traités élaborés ces cinq dernières années (GATT, OMC, AMI, NTM, NAFTA, Davos, G8) visent un but unique : le transfert du pouvoir des états vers des organisations non élues, au moyen d'un processus appelé "mondialisation". Une suspension proclamée de la démocratie n'aurait pas manqué de provoquer une révolution. C'est pourquoi il a été décidé de maintenir une démocratie de façade et de déplacer le pouvoir réel vers de nouveaux centres. Les citoyens continuent à voter, mais leur vote a été vidé de tout contenu. Ils votent pour des responsables qui n'ont plus de pouvoir réel. Et c'est bien parce qu'il n'y a plus rien à décider que les programmes politiques de "droite" et de "gauche" en sont venus à tant se ressembler dans tous les pays occidentaux. Pour résumer, nous n'avons pas le choix du plat mais nous avons le choix de la sauce. Le plat s'appelle "nouvel esclavage" avec sauce de droite pimentée ou sauce de gauche aigre-douce.

          
3 La disparition de l'information

Depuis le début des années 90, l'information a progressivement disparu des médias destinés au grand-public.

Comme les élections, les journaux télévisés continuent d'exister, mais ils ont été vidés de leur contenu. Un journal télévisé contient au maximum 2 à 3 minutes d'information véritable. Le reste est constitué de sujets "magazine", de reportages anecdotiques, de faits divers, de micro-trottoirs et de reality-shows sur la vie quotidienne. Les analyses par des journalistes spécialisés ainsi que les émissions d'information ont été presque totalement éliminées. L'information se réduit désormais à la presse écrite, lue par une minorité de personnes.

La disparition de l'information est le signe tangible que notre régime politique a déjà changé de nature.

       

4 Stratégies et objectifs pour le contrôle du monde

Les responsables du pouvoir économique sont quasiment tous issus du même monde, des mêmes milieux sociaux. Il se connaissent, se rencontrent, partagent les mêmes vues et les mêmes intérêts. Ils partagent donc tout naturellement la même vision de ce que devrait être le monde idéal futur. Il est dès lors naturel qu'ils s'accordent sur une stratégie et synchronisent leurs actions respectives vers des objectifs communs, en induisant des situations économiques favorables à la réalisation de leurs objectifs, à savoir :

Affaiblissement des gouvernements.

Déréglementation.

Privatisation des services publics (EDF, GDF, La Poste…).

Désengagement total des états de l'économie, y compris des secteurs de l'éducation, de la recherche, et à terme de la police et de l'armée, destinés à devenir des secteurs exploitables par des entreprises privées.

Précarisation des emplois et maintien d'un niveau de chômage élevé, entretenu grâce aux délocalisations et à la mondialisation du marché du travail. Ceci accroît la pression économique sur les salariés qui sont alors prêts à accepter n'importe quel salaire ou conditions de travail.

Réduction des aides sociales, pour accroître la motivation du chômeur à accepter n'importe quel travail à n'importe quel salaire. Des aides sociales trop élevées empêchent le chômage de faire pression efficacement sur le marché du travail.

Empêcher la montée des revendications salariales dans le Tiers-Monde, en y maintenant des régimes totalitaires ou corrompus. Si les travailleurs du Tiers Monde étaient mieux rémunérés, cela briserait le principe même des délocalisations et du levier qu'elles exercent sur le marché du travail et la société en occident. Ceci est donc un verrou stratégique essentiel qui doit être préservé à tout prix. La fameuse "crise asiatique" de 1998 a été déclenchée dans le but de préserver ce verrou.

       
5 Les attributs du pouvoir

Les organisations multinationales privées se dotent progressivement de tous les attributs de la puissance des états : réseaux de communication, satellites (1), services de renseignements, fichiers sur les individus (2), institutions judiciaires (établies par l'OMC et l'AMI, accord grâce auquel une multinationale pourra traîner un état devant une cours de justice internationale spéciale).

L'étape suivante - et ultime - pour ces organisations sera d'obtenir la part de pouvoir militaire et policier qui correspond à leur nouvelle puissance, en créant leurs propres forces armées, car les armées et polices nationales ne sont pas adaptées à la défense de leurs intérêts dans le monde.

A terme, les armées sont appelées à devenir des entreprises privées, des prestataires de services travaillant sous contrat avec les états, aussi bien qu'avec n'importe quel client privé capable de payer leurs services.

Mais à l'étape ultime du plan, ces armées privées serviront les intérêts des grandes multinationales et attaqueront les états qui ne se plieront pas aux règles du nouvel ordre économique. En attendant, ce rôle est assumé par l'armée des États-Unis, le pays le mieux contrôlé par les multinationales.

(1) Au cours des cinq prochaines années, Microsoft va lancer 288 satellites de communication qui constitueront le réseau TELEDESIC. D'autres compagnies multinationales s'apprêtent à créer des réseaux de satellites de communication similaires. Des satellites d'observation privés sont également déjà en place. Deux sociétés commercialisent des images à haute résolution de tout lieu de la planète susceptible d'intéresser les acheteurs.

(2) De nombreuses sociétés fondées ces dernières années (principalement aux États-Unis) sont spécialisées dans la collecte d'informations individuelles, officiellement à des fins commerciales. Mais ces fichiers privés commencent à rassembler des millions de profils individuels très précis de consommateurs répartis dans l'ensemble des pays occidentaux. Les informations de ces fichiers sont vendues à quiconque souhaite les acheter.

      
6 La vraie réalité de l'argent

L'argent est aujourd'hui essentiellement virtuel. Il a pour réalité une suite de 0 et de 1 dans les ordinateurs des banques. La majeure partie du commerce mondial a lieu sans monnaie-papier, et seulement 10% des transactions financières quotidiennes correspondent à des échanges économiques dans le "monde réel".

Les marchés financiers eux-mêmes constituent un système de création d'argent virtuel, de profit non basé sur une création de richesses réelles. Grâce au jeu des marchés financiers (qui permet de transformer en bénéfices les oscillations des cours), les investisseurs avisés peuvent être déclarés plus riches, par une simple circulation d'électrons dans [...]

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Stratégies et techniques de manipulation

Source : " Jusqu'où va-t-on descendre" par Alain Soral.

" Les stratégies et les techniques pour la manipulation de l'opinion publique et de la société...

            

1 La stratégie de la diversion

Un point important dans le but de plonger la population dans un marasme essentiel et un laxisme accentué, il ne faut pas que celle-ci se focalise sur les affaires politique décisionnelle. Elle ne doit pas fouiner trop en profondeur, et essayer de comprendre le système dont elle dépend et est soumise.

La stratégie de la diversion est indispensable pour empêcher le public de s'intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l'économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique.

Elément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l'attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d'informations insignifiantes.

Il suffit de regarder le programme télévisé pour se rendre compte de la pauvreté des choix proposés, et peut-être aurez-vous remarqué qu'il n'y a plus de vraies émissions scientifiques sur nos chaînes hertziennes...

         

2 Créer des problèmes, puis offrir des solutions

Cette méthode est aussi appelée "problème-réaction-solution".

On crée d'abord un problème, une "situation" prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu'on souhaite lui faire accepter. Par exemple : laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

Aussi usitée, dans le but de faire accepter des mesures qui sans un acte de préparation réfléchi, n'auraient été acceptées...

         

3 La stratégie du dégradé

Comment s'organiser afin d'instaurer de nouvelles lois complètement inadaptées pour une partie de la population ?

Le temps ici est choisi comme stratagème principal... Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l'appliquer progressivement, en "dégradé", sur une durée de 10 ans.

C'est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n'assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s'ils avaient été appliqués brutalement.

       

4 La stratégie du différé

Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme "douloureuse mais nécessaire", en obtenant l'accord du public dans le présent pour une application dans le futur.

Il est toujours plus facile d'accepter un sacrifice futur qu'un sacrifice immédiat. D'abord parce que l'effort n'est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que "tout ira mieux demain" et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s'habituer à l'idée du changement et l'accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.

Exemple récent : le passage à l'Euro et la perte de la souveraineté monétaire et économique ont été acceptés par les pays européens en 1994-95 pour une application en 2001.

Autre exemple : les accords multilatéraux du FTAA que les USA ont imposé en 2001 aux pays du continent américain pourtant réticents, en concédant une application différée à 2005.

       

5 S'adresser au public comme à des enfants en bas-âge

La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisant, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-âge ou un handicapé mental.

Exemple typique : la campagne TV française pour le passage à l'Euro ("les jours euro"). Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? Ainsi, une des conséquences directes, le téléspectateur pense qu'il comprend toutes ces nouvelles informations et se croit maître de ses décisions car les problèmes évoqués ne sont pas poussés et l'effort de réflexion se volatilise...

         

6 Faire appel à l'émotionnel plutôt qu'à la réflexion

Comment berner la population sur une idée à faire passer ?

Il suffit parfois simplement de délocaliser son attention ou bien de la rendre plus fébrile... Pour ce faire, on place dans une annonce, le fond voulu, mais au niveau de la forme, des tournures manipulatrices seront ajoutées, c'est à dire qu'on va sensibiliser la vision du public, grâce à la présentation (musique, syntaxe, image...), le contexte etc...

Faire appel à l'émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l'analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus.

De plus, l'utilisation du registre émotionnel permet d'ouvrir la porte d'accès à l'inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements...

         

7 Maintenir le public dans l'ignorance et la bêtise

Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage, comment ?

En instaurant des programmes télévises inadaptés et lamentables, faire de même à tous les niveaux de l'information (radio, magazines...).

On peut voir aussi une extension dans le domaine scolaire qui tend à une spécialisation et décourage bien souvent l'étudiant à un intérêt pour la politique, le système et ses fondements, etc... Un entretien d'un marasme grâce à la communication, à la mode, aux loisirs illusoires, harcèlement publicitaire...

         

8 Encourager le public à se complaire dans la médiocrité

Faire en sorte, que le niveau intellectuel de la population soit faible et surtout le même pour tous.

Amadouer les petites gens dans un environnement ou l'intelligence est perçue comme le fait d'être un pigeon savant, "qui ne comprend rien à la vie", "qui n'a que des livres dans la tête et ne sait réfléchir par lui même", etc... Préférer une dignité autre, celle de connaître les noms des joueurs des équipes de foot, le gagnant du premier loft, le tour de poitrine de Clara Morgan. C'est a dire encourager le public à trouver "cool" le fait d'être bête, vulgaire, et inculte...

          

9 Remplacer la révolte par la culpabilité

Le but de cette stratégie est d'écarter une hypothétique faute due au système, de la société, dans le cas de personnes devenues faibles, dans le malheur etc...

Faire croire à l'individu qu'il est seul responsable de son malheur, à cause de l'insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l'individu s'auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l'un des effets est l'inhibition de l'action. Cependant, ce n'est pas toujours vrai !

En effet, le système en place peut être trouvé comme l'excuse à la faillite intellectuelle de l'individu, qui se pense alors soumis et non responsable de son actuelle situation précaire. Phénomène courant malheureusement dans les cités, les quartiers "non-chic" etc... La finalité ne diverge cependant pas trop car la personne reste dans l'incompréhension de son état et cherche d'avantage à trouver d'où vient la faute, plutôt que d'y remédier. Il est évident que d'un point de vue stratégique, il vaudrait mieux que le responsable soit l'individu lui-même... Et sans action, pas de révolution !...

         

10 Connaître les individus mieux qu'ils ne se connaissent eux-mêmes

Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes.

Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le "système" est parvenu à une connaissance avancée de l'être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l'individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même.

Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.

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Le bon côté du mensonge

Paru dans La Lettre de l'AGNVS et dans GHI. Issu du forum Arsitra. Par Olivier Clerc.

On nous ment. On se ment. On ment tout le temps, à propos de tout.

La publicité ment : elle fait croire aux propriétés mirobolantes de tel produit, au bonheur que procurera tel achat, elle fait rêver mais elle ment.

Les politiciens mentent : ils allèchent les citoyens de programmes électoraux qu’ils ne suivent pas une fois élus, leur finalité première étant de se faire élire.

Les autorités médicales mentent : elles se contredisent les unes les autres, manipulent les statistiques sur les taux de réussite de tel traitement, sur les effets secondaires de tel médicament ou les miracles de telle pilule, et promettent ainsi un "meilleur des mondes" grâce aux biotechnologies.

Les médias mentent : les faits sont traités unilatéralement, déformés, biaisés, passés sous silence… Comment pourraient-ils faire autrement, quand on sait dans quelle minorité de mains ils sont regroupés et quels intérêts se trouvent derrière eux ?

Rien ni personne n’est épargné par le mensonge, la manipulation, la séduction, la triche.

Certains mentent délibérément, pour convaincre, pour vendre, pour leurrer, pour obtenir une position dominante. D’autres mentent par omission, ignorant certains faits ou n'en présentant qu’une part, en négligeant ce qui pourrait nuire à leurs intérêts. D’autres encore mentent parce qu’ils se leurrent eux-mêmes, prenant leurs propres illusions pour des réalités. On ment aussi parce qu’on finit par ne plus savoir où est la limite entre le vrai et le faux, tant le monde d’aujourd’hui existe davantage dans le virtuel, le cyberespace, sur des écrans, dans l’immatériel, en étant de plus en plus coupé du réel, du vivant.

On ment à tout va, certes, mais faut-il s’en offusquer ?… Faut-il faire la chasse aux menteurs, aux manipulateurs, à ceux qui abusent de la confiance des autres ? C’est le parti que prennent divers organismes et quelques médias. C’est faire fausse route, à mon avis. Tout ce mensonge, toutes ces manipulations m’apparaissent comme un excellent moyen d’apprendre individuellement une des leçons les plus importantes qui soient : " Ne croyons rien ni personne ". Testons, vérifions, comparons toutes les informations dont nous disposons.

Devenons indépendant, responsable, autonome.

On croit quand on ne sait pas, quand on ne connaît pas. Qu’est-ce que la croyance ? Une hypothèse qu’on transforme en vérité sans l’avoir vérifiée. Cessons de croire et expérimentons davantage. C’est particulièrement vrai dans tout ce qui touche directement notre propre personne : santé, épanouissement personnel, spiritualité. Nulle raison de croire lorsqu’on peut vérifier les choses par soi-même. Pour les uns le citron est un aliment acidifiant, pour les autres il alcalinise : qu’en est-il ? Testez ! Testez-le sur vous. Nous ne sommes pas des machines. Chacun d’entre nous réagit différemment des autres et nos propres réactions varient aux divers âges de la vie. Telle approche conviendra à telle personne et non à telle autre. Nos vérités ne sont pas les mêmes et elles changent à mesure que nous évoluons et nous transformons.

Si l'on devait se défaire de tout le savoir accumulé dans sa tête, que l'on n'a jamais pris la peine de vérifier, que resterait-il ?… Une toute petite proportion de vécu, d’expériences personnelles, de certitudes intérieures. On affirme : " Les Serbes sont comme ci… ", " Le cholestérol fait cela… ". Qu’en sait-on personnellement ? Ne fait-on que répéter ce qu'on a vu dans les médias, dont la fiabilité est incertaine ?

Il serait sage d'apprendre à faire beaucoup plus grand usage du conditionnel, du mode hypothétique, et ne parler de ce qu'on n'a pas vérifié soi-même qu’en des termes laissant ouvert tous les possibles.

Celui qui veut connaître le vrai ne peut plus aujourd’hui se fier aveuglément à qui que ce soit. Il doit apprendre à vivre avec l’incertitude, accepter le flou, être vigilant et critique, dans tous les domaines. " Malheur à l’homme qui, au moins une fois dans sa vie, n’a pas tout remis en question ", disait déjà Pascal. Cet adage est plus nécessaire aujourd’hui que jamais.

TOUT remettre en question. Multiplier les points de vue, les informations. Se méfier de ses propres a priori, souvent influencés par nos conditionnement sociaux, éducatifs, religieux, etc.

Transformer ses croyances en simples hypothèses, toujours susceptibles d’être révisées. On ne peut croire que dans un climat de confiance : à l’évidence cette condition est trop rarement remplie aujourd’hui par ceux qui demandent qu'on les croie.

Alors ne croyons pas, ne croyons plus.

Le mensonge est omniprésent, …et finalement c’est tant mieux ! Il est temps de retrouver ses vérités propres, ses vérités intérieures, loin des dogmes et des normes collectives. Un animal sauvage sait beaucoup moins de choses que nous, mais il en connaît souvent beaucoup plus. Le savoir intellectuel lui fait défaut, il n’a pas le mental humain pour se gaver de faits, chiffres et idées qui ne lui appartiennent pas, mais il a un vécu de première main plus important, il est encore connecté à sa sagesse instinctive, à l’intelligence de la vie.

Une métaphore : à un immense grenier rempli de semences inutilisées, préférer un jardin bien entretenu avec des légumes et herbes que l'on connaît bien. A un mental truffé de données non vérifiées, préférer un vécu individuel riche et personnalisé.

Un proverbe oriental dit ceci : " Si vous avez mal aux pieds, vous avez le choix entre recouvrir la terre entière de cuir… ou porter des chaussures. "

Chacun a aussi le choix entre lutter contre toutes les sources de mensonge et de manipulation — vaste programme ! — ou renforcer son sens critique, multiplier ses expériences afin d’avoir, chaque fois que c’est possible, un vécu de première main, et garder du recul sur toute information qu’il n'est pas possible de vérifier.

Le mensonge ambiant peut ainsi servir de terreau pour cultiver la vérité en s'enracinant dans le réel et le vécu.

Olivier Clerc

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Contrôler la pensée

Par Steven Hassan.

Le contrôle de la pensée est constitué de 4 composantes de base :

I) Contrôle du comportement (Behaviour control)

II) Contrôle de l’information ( Information control)

III) Contrôle de la faculté de réflexion ( Thought control)

IV) Contrôle de l’émotion (Emotional control)

       

I) Contrôle du comportement

1- Contrôle de la réalité physique environnant l’individu :

a- lieu de vie,

b- nourriture,

c- sommeil,

d- dépendance financière,

e- réduction ou suppression du temps libre, des loisirs.

2- Une partie importante du temps est consacrée aux rites du groupe et aux activités d’endoctrinement.

3- Nécessité de demander la permission pour toute décision majeure.

4- Obligation de rendre compte des pensées, sentiments et activités à ses supérieurs.

5- Tous les comportements peuvent donner lieu soit à des récompenses, soit à des punitions.

6- L’individualisme est découragé. C’est la pensée de groupe et l’intérêt du groupe qui prévalent.

7- Règlement rigide.

8- Obéissance aux ordres et soumission à l’autorité hiérarchique.

          

II) Contrôle de l’information

1- Utilisation de la désinformation. Trois possibilités :

a- Rétention délibérée de l’information,

b- Déformation de l’information extérieure afin de la rendre acceptable, ou

c- Mensonge absolu.

2- Accès découragé ou réduit aux sources extérieures d’information, qui sont de surcroît décrédibilisées et présentées comme " moins intéressantes " :

a- La majorité des médias : livres, articles, journaux, magazines, télévision, radio,

b- Informations critiques sur le groupe filtrées ou rejetées d’emblée,

c- Rencontres avec d’anciens membres prohibées,

d- Occupation constante des adeptes afin d’empêcher la réflexion.

3- Compartimentation de l’information. La doctrine de l’intérieur (" la vérité ") contre celle du monde extérieur (celle du monde) :

a- Pas de libre accès à l’information,

b- L’information délivrée aux membres diffère selon leur place hiérarchique et leur fonction au sein du groupe,

c- La direction décide de qui a " besoin de savoir quoi".

4- L’espionnage au sein du groupe est encouragé. Les membres doivent rapporter à leurs supérieurs les commentaires ou les actes déviants observés chez les autres.

5- Utilisation intensive de la propagande et des informations générées par le groupe, présentées comme " seules acceptables " :

a- Revues internes, magazines, bulletins, cassettes audio et vidéo,

b- Citations biaisées, déclarations extérieures sorties de leur contexte et réinterprétées à la convenance du groupe.

6- La confession est utilisée sans éthique comme un moyen de pression sur les membres du groupe :

a- Les " aveux " sont utilisés pour abolir les frontières de l’identité personnelle (réduction de la part d' intimité de l’individu),

b- Les " fautes " avouées sont utilisées pour manipuler et contrôler l’individu. Il n’y a ni pardon, ni absolution, ni secret du confessionnal, tout ce qui est dit est utilisé contre vous.

         

III) Contrôle de la faculté de réflexion

1- Obligation d’intérioriser la doctrine du groupe comme étant la " Vérité absolue ", dont on ne doit jamais dévier, et que l’on ne doit jamais remettre en question. Cette vérité est souvent présentée dans le cadre d’un combat cosmogonique titanesque, où le groupe incarne les " forces vives du Bien " dépassées en nombre, mais armées d’un savoir ésotérique infaillible (incitation à l’enfermement paranoïaque) :

a- Vision manichéenne du monde : tout est " blanc ou noir ",

b- Le " Bien contre le Mal " ; " Nous contre eux " (l’intérieur contre l’extérieur).

c- Tout ce qui est bien est incarné par le chef et le groupe. Tout ce qui est mauvais est à l’extérieur.

2- Adoption d’un langage codé : Les mots sont les outils que nous utilisons pour penser. L’utilisation de mots nouveaux ou le fait de changer la signification de certains termes permet de contrôler les pensées en opérant une rupture avec les références antérieures et en enfermant l’individu dans un monde stéréotypé. De fait, sa capacité de réflexion est réduite car elle est limitée aux notions autorisées par le groupe.

3- Seules les pensées " bonnes " et " positives " dans l’optique du groupe sont encouragées.

4- Techniques d’arrêt de la pensée : prières, chants, psalmodies à voix haute ou en silence, méditation. C’est la voie la plus directe pour court-circuiter une confrontation douloureuse avec la réalité, en stoppant les pensées " négatives ". Rejet de l’analyse rationnelle, de la pensée critique, constructive, par " la politique de l’autruche ".

5- Les membres sont exercés à ne croire aucune critique concernant le groupe, la doctrine ou le leader.

6- Rejet de toute pensée qui ne correspond pas à la doctrine. Aucune autre forme de pensée n’est envisagée comme légitime ou bonne.

            

IV ) Contrôle des émotions

1- Manipuler et réduire le champs des émotions (en privilégiant des émotions très intenses et parallèlement une palette d’émotions réduite, où les nuances sont perdues : joie, peur, crainte instinctive, enthousiasme, effusion ou aversion, etc.)

2- Faire sentir à la personne que quoi qu’il arrive c’est toujours par sa faute, mais jamais par celle du leader ou du groupe.

3- Utilisation excessive de la culpabilisation.

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Influencer

Les techniques d'influences

Par Steven Hassan

Récapitulatif des techniques de mise sous influence, adapté de BCM Cults, "Cults on Campus", 1997.

         

1. La relation d'autorité

Une hiérarchie qui s'affiche :

Qui prône l'acceptation de l'autorité interne en promettant avancement, pouvoir et surtout SALUT.

Des règles intransigeantes :

On provoque une régression et une désorientation par le fait de devoir demander la permission pour des actes élémentaires de la vie quotidienne.

Une doctrine déstabilisante :

On encourage l'acceptation aveugle et le rejet de la logique par des exposés complexes et interminables sur une doctrine incompréhensible.

Pas de questions :

On vise à l'acceptation automatique des croyances en décourageant les questions, et en suggérant d'abandonner ses doutes, condition de toute progression dans l'enseignement proposé.

L'approbation du contrôle :

Des actions peu différentes les unes des autres entraînent tantôt une récompense, tantôt une punition. D'où une confusion encore accentuée.

La peur :

Les plus anodines pensées, paroles ou actions tant soit peu "négatives" provoquent des menaces sur l'âme, sur la vie ou sur un organe, ce qui entretient l'obéissance aveugle.

         

2. Le renforcement de l'adhésion au groupe

La pression d'un groupe chaleureux :

En exploitant le désir d'appartenance à un groupe, on supprime le doute, la réserve et la résistance aux nouvelles idées.

Le "love-bombing" (ou Bombardement d'amour.) :

On crée un pseudo-esprit de famille et d'appartenance par l'embrassade, les démonstrations affectives, l'attendrissement et la flatterie.

La tromperie verbale :

On altère l'individualité par une demande de conformité au code de bonne conduite du groupe.

L'annonce de dangers imminents :

Menaces qui induisent un climat de peur, permettent d'assurer une emprise sur les individus, et renforcent l'adhésion au groupe.

L'adhésion au groupe :

On renforce le sentiment d'appartenance en introduisant dans un contexte émotionnel intense des activités originales qui cimentent le groupe par un "vécu" commun.

La psalmodie et le chant :

On élimine les pensées étrangères au groupe par la répétition en chœur de chants et de phrases propres à rétrécir le champ de la conscience.

La méta-communication :

On insinue avec force des messages simples, en insistant sur certains mots et expressions-clés au cours de longues et harassantes lectures, ou dans des cassettes qu'il faut sans cesse écouter.

L'hypnose :

On induit un état de grande suggestibilité par l'hypnose souvent déguisée habilement en méditation.

La culpabilité :

L'aspiration au SALUT est exaltée en insistant sur les péchés commis lors de l'ancien mode de vie.

         

3. L'atteinte à la vie personnelle

L'obligation de transparence :

On pousse à l'aveu des faiblesses personnelles et des plus intimes sentiments et doutes, ce qui encourage la destruction de l'ego individuel et réduit la part d'intimité de l'être. Au passage cela permet de récolter des secrets dont on pourra ultérieurement se servir contre l'adepte récalcitrant.

La destruction de l'inhibition :

En encourageant l'obéissance infantile et en orchestrant le comportement enfantin ; en jouant aussi sur la pudeur et l'impudeur.

L'entrave à la vie intime :

On réussit à faire perdre la capacité d'évaluation logique en empêchant ou en décourageant l'analyse critique personnelle.

Le changement de régime :

On contribue à une désorientation et à une grande sensibilité aux bouffées émotionnelles par une alimentation médiocre des cellules nerveuses en certains éléments notamment protéiques.

Le régentement de la vie sexuelle :

Là aussi on sème la confusion par des règles où se mêlent et alternent la rigidité et la permissivité ; cela va pour certains jusqu'à transgresser la prohibition de l'inceste, base indispensable depuis toujours de l'identification personnelle et de toute évolution sociétaire.

La fatigue et privation de sommeil :

On crée la désorientation et la vulnérabilité, en imposant une activité mentale et physique prolongée sans le repos et le sommeil adéquat.

La dépendance pécuniaire :

L'adepte donne ses biens. Ainsi l'on pousse à fond la dépendance vis-à-vis du groupe et l'on consomme la rupture des ponts avec le passé.

Le rejet des anciennes valeurs :

On accélère l'acceptation aveugle d'un nouveau style de vie en critiquant et dénonçant les valeurs et croyances antérieures.

      

4. La coupure avec l'extérieur

L'accusation :

On donne une fausse impression de rigueur en dénonçant les défauts du monde extérieur et des autres groupes religieux.

Le remplacement des relations :

On détruit les relations familiales antérieures. On arrange des mariages internes et des néo-familles. On déracine géographiquement et spirituellement, au point parfois d'inventer une généalogie fantoche.

L'isolement :

On provoque une perte de contact avec le réel par une séparation physique ou intellectuelle d'avec la famille, les amis, l'environnement naturel, la société et les références rationnelles."

         

ET QUI EST MIEUX PLACE QUE LES MEDIAS POUR EXERCER CE CONTROLE ?

Posté par cStJ à 08:00 - Manipulations - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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