22/10/06
Etat des lieux
Plus de mauvaises nouvelles que de bonnes.
A croire que tout s'emballe, que nous n'y pouvons plus grand chose. L'humanité s'asphyxie et s'empoisonne ? Tout le monde s'en fout, c'est même une question de survie.
Notre bouclier bleu se désagrège, les mines chinoises empestent comme le chaudron du diable. Tel un virus nous dévorons notre hôte, chacun pour soi, de plus en plus nombreux, horriblement affamés. Les bidonvilles suppurent, l'Amazonie perd ses feuilles, les OGM chargent nos champs de mines. Chinois et indiens veulent tous leur voiture. La Corée fête sa bombe et l'Axe du Bien poursuit ses guerres… Est-il déjà trop tard ?
Oui, il n'y a pas que de bonnes nouvelles. La Terre est devenue notre enfer. Mais à ce rythme là, plus pour bien longtemps. Dire que nous y sommes tous pour quelque chose.
Le rapport est mauvais, oui. L'humanité décline, à commencer dans sa tête. Même si de gentils savants, ça existe, nous préparent avec empressement de nouvelles techniques pour rectifier le tir.
Auront-ils le temps, trouveront-ils les moyens de production, l'argent les aidera-t-il ?
Et puis, en bas et haut-lieu, tenons-nous tant que ça à notre planète ? Suffisamment pour moins utiliser nos voitures, refuser les emballages qui tuent nos forêts, trier avec soin nos ordures ménagères, éviter d'utiliser la clim, respecter notre cadre de vie et crier nos envies d'un monde meilleur. L'aimons-nous assez pour vouloir la sauver ?
Nous sommes six milliards, chaque geste compte.
Chronique parue chez SOS-planète :
http://terresacree.org/christianpelier1.htm
21/10/06
Précision
Un peu plus de douceur dans un monde de brutes. Oui, un tout petit peu plus doux la terre, plus doux les gens, et les éclairs dans nos cieux intérieurs. Plus doux dans nos têtes. Plus doux partout. Que ça nous défrise les neurones.
Je parlais hier d'un monde qui se meurt. En fait, lui continuera sa course, il a le temps, des milliards d'années encore. Je ne suis qu'une étincelle à la surface de ses ans, une poussière dans l'infini. Mais ce sera sans moi. C'est "mon" monde qui s'en va, pas l'autre, pas le vrai. C'est mon univers de croyances et de caricatures, les bobos de mon ego, les souffrances de mes frères, tout ce qui faisait ma civilisation. Nous sommes allés si loin.
Bien sûr m'a-t-on dit et répété, il y a partout des gens qui cherchent à changer les choses, dont moi, et toi. Parfois certains même trouvent une voie, un passage sur la lame du rasoir, entre le quotidien vécu et la réalité effacée. Ma vision peut paraître pessimiste ou déprimée. Oui. Et pourtant, non. N'est-elle pas en tout point conforme à ce qui se prépare dans l'ombre de salles obscures que nous ne connaîtrons jamais ? Car il existe aujourd'hui sur cette terre, une poignée d'hommes et de femmes qui s'emploient ardemment à garder le pouvoir sur une majorité d'humains ignorants et manipulés. C'est comme ça. Ils font ce pourquoi ils sont nés. Eux aussi ont leurs rites, leurs croyances et leurs habitudes. Leur mode de pensée les unit, leurs liens familiaux les enchaînent. Eux aussi. Et si l'on écoute bien, si, faisant le tri du bon grain de l'ivraie, on se tient au courant des vraies informations, si, passant du temps à vérifier les sources, on parvient à percevoir ce qui se tisse aujourd'hui à notre insu, alors on sait qu'il n'y a aujourd'hui aucune alternative à la chute de notre civilisation. Et de toute façon, si ce n'est par nos folies ce sera par décision de la Terre elle-même, comme il en a déjà été tant et tant de fois. Une nouvelle période glaciaire se prépare.
Mais nous nous croyons immortels : " après nous, le déluge !". Evitant soigneusement le "pendant". " Non, ce n'est pas vrai ! Ca ne peut pas s'arrêter ainsi ?! " Et l'on me demande pourquoi j'entrevois la fin alors que je suis encore en vie. Parce que j'accepte d'être mortel. Et qu'il est temps de ne plus en avoir peur.
C'est ainsi. Je n'y peux rien : tout va disparaître. Notre civilisation rejoindra celles des Atlantes, Chaldéens, Sumériens, Egyptiens, Grecs, Romains et Incas et sera pour nos successeurs anthropologues et historiens aussi pleine de mystères qu'elles le sont à nos yeux. Ainsi va la vie. Tout simplement.
La seule chose qui me dérange dans tout ça, mon dernier regret, c'est que nous avions l'intelligence nécessaire, les moyens techniques et de nombreux cerveaux brillants pour changer les choses.
Mais ça, je peux le faire à ma façon.
Fin d'un monde
Bon. Le monde s'écroule. Mon monde. J'en suis le témoin, comme bien d'autres. Il s'écroule et je n'y crois toujours pas. Pourtant tous les signaux sont au rouge et on sonne le glas dans toutes les contrées.
On meurt d'un tas de maladies bizarres qui n'existaient pas, générations spontanées, toutes créations ténébreuses du cerveau humain.
Les éléments se déchaînent, la glace des pôles fond, le trou d'ozone s'agrandit et la seule énergie dont "on" veut bien que l'on dispose est en train de se raréfier à vitesse grand V. Dans 20 ans, terminé le pétrole. Et finies nos économies civilisées.
La terre se rebelle contre l'utilisation imbécile que nous en avons faite. Tous. De celui qui vide son cendrier sur la chaussée à celui qui jette son sac plastique dans la forêt, qui mettra 400 ans à disparaître, polluant au passage notre sol et nos nappes phréatiques. De celui qui concocte des lois qui nous emprisonnent chaque jour un peu plus à celui qui s'en met plein les fouilles lorsque les pandémies nous déciment. Pas un pour racheter l'autre, aucune distinction de rangs, de races, de religions ni financières quand il s'agit de la survie de sa propre petite personne égotique et peureuse.
Le monde se meurt tandis que nous nous mourrons, bouffis de vanités, dévorés par la peur qui nous inonde à la moindre nouvelle terrible dont les géniaux manipulateurs médiatiques s'amusent à nous nourrir.
Et moi, je vis tout ça.
Dans 1000 ans, quand tout sera fini, je pourrai témoigner de ma bêtise, de notre manque d'amour qui nous a poussé à nous auto-détruire. En masse.
Bientôt, nous ne roulerons plus dans nos carrosses. Le cheval fera son come-back. Ou la voiture solaire, si messieurs nos brillants dirigeants daignent sortir de leurs cartons toutes ces merveilleuses inventions qui nous rendraient la vie belle. Mais le bonheur de l'humanité n'est pas pour demain.
Bientôt, fini l'air pur de nos montagnes. Tchernobyl a déjà fait des siennes, notre mépris de l'environnement n'a pas arrangé les choses, et l'on nous prépare d'autres armes plus cruelles encore qui détraqueront notre ciel et notre esprit à jamais.
Bientôt nous serons confinés, numérotés, badgés, cloîtrés dans nos maisons à redouter la dernière épidémie, le dernier déchaînement du ciel, le raz-de-marée qui fait le tour de la terre et la tsunamise sans répit. Enterrés.
Il faudra alors cultiver notre terre, faire pousser notre blé et nos tomates, devenir végétarien, bien forcés, les bêtes se meurent elles aussi. Du carnivore civilisé que nous étions ne restera pas grand chose. De toute façon, nous devenons tous de plus en plus virtuels.
Peut-être est-ce là le début d'un âge d'or où nous saurons tous notre place exacte dans l'univers.
Jusqu'à présent la terre fut souvent notre ennemie, il est temps qu'elle soit l'amie qu'elle a toujours été, temps que nous vivions à l'unisson du monde que l'on nous a donné, vaste champ d'expérimentation qui a besoin de beaucoup d'amour pour fleurir à foison.
Bientôt, chacun d'entre nous devra connaître son voisin, car il ne pourra vivre sans lui. Les communautés refleuriront et si nous ne faisons pas les mêmes bêtises, si nous avons bien appris notre leçon, alors tout sera enfin parfait sur notre terre.
Il faudra bien sûr effacer les traces de nos dogmes et de nos rites, abandonner toutes nos convictions, religieuses y compris, afin de créer un monde de communion et de partage.
Depuis combien de temps tentons-nous de le faire ? Oubliant depuis des millénaires que l'autre, c'est nous. Et que notre bonheur passe par le sien.
Ouais, le monde se meurt. Et je meurs avec. Je le vois disparaître. Nous changeons d'époque, je suis témoin.
Et acteur, pour que ça se passe dans un peu plus de douceur.
Article paru sur Oulala.net
Triste Terre
Demain c'est Noël.
Dans la rue dormiront encore des humains transis de froid, les bombes américaines continueront de tomber aux quatre coins de la planète, Bush se croira toujours investi d'une mission divine contre les forces du mal, musulmanes en l'occurrence, la soif et la faim décimeront encore des peuplades entières, d'autres mères perdront leurs enfants, d'autres pères souffriront sous la torture, le trou d'ozone continuera sa progression et les industries n'arrêteront pas de déverser dans notre atmosphère leurs produits toxiques que nous respirons à en perdre la vie.
Mais nous fêterons Noël comme si de rien n'était, comme si tout allait bien dans le meilleur des mondes, bien à l'abri dans nos demeures surchauffées autour d'un sapin qui aurait certainement préféré pousser au sein de sa forêt parmi ses congénères épineux.
Les rescapés du tsunami continueront à attendre un argent qui semble disparu on ne sait où, probablement dans la poche sans fond d'humains avides, cupides, odieux. La télévision continuera à nous déverser ses flots d'ineptie pour mieux nous endormir et nous faire croire que nous sommes civilisés. Des religieux pousseront de gentils croyants au fanatisme assassin, le Vatican comptera ses milliards enterrés sous ses églises, les puissants termineront l'élaboration de leurs plans esclavagistes et ensemenceront une fois de plus nos champs de poisons que nous continuerons d'ingurgiter.
Allah, Mahomet, Jésus et Bouddha auront beau pleurer sur nos misères, sur nos bêtises et notre aveuglement, rien n'y fera tant qu'il restera sur notre terre une once de cupidité.
Demain, oui, demain, ce sera Noël, l'anniversaire présumé de la naissance d'un drôle de petit bonhomme cloué sur une croix pour nous avoir trop aimé.
Aujourd'hui, demain et pour longtemps encore, moi j'ai mal au monde.
QUI C'EST QUI EST TRES MECHANT ?
Illuminatis, Bohemian's Club, Skulls and Bones, Jason Group, CFR, Wisemen, NSA, CIA, Mafias, FBI, Interpol, ONU, OMS, FMI, Banque Mondiale, Multinationales, OCDE, OMC, World European Forum, European Round Table, Commission Européenne, IFRI, Le Siècle, Fondation Saint Simon, Club de Rome, Aspen Institute, Trilateral Commission, Bilderberg Group…
Ces puissants défendent leur bifsteak, normal, la masse est folle, informe et cruelle. Alors ils agissent. L'homme de la rue ne veut pas s'élever ? Tant pis pour lui, laissons-le où il est. Mieux ! Enfonçons-le un peu plus pour mieux régner et profiter de tous les bienfaits de la richesse. Chacun a les clés mais personne n'en veut ? Tant pis pour eux !
L'homme est inconséquent, paresseux, irresponsable, crédule, conditionnable à souhait ? Tant mieux, la chasse est plus facile et la direction plus aisée.
Leurs défauts ? La vanité, l'arrogance, et surtout le désespoir : les maîtres ne croient plus en leurs élèves. Pour ces initiés, l'homme est la pire des créatures : veule, couarde, imbécile, obtuse, cruelle, capable d'un égoïsme démesuré, prêt à tuer pour un bout de terre. L'esprit est au service de la plus noire bêtise. Irrécupérables.
C'est dans la richesse qu'ils se cachent. La politique, la sécurité, l'argent, la production sont entre leurs mains. Ils décident jusqu'à la pluie ou le beau temps (armes météorologiques, chimiques, chemtrays, programme Haarp) et conditionnent les peuples (propagande, surinformation, désinformation, pressions, stress, chômage, inflation, pauvreté, RMI). Ils préparent de vastes plans pour renforcer leur pouvoir, en toute impunité, au-dessus de toutes les lois qu'ils dictent pour nous contenir. Ils brisent les familles (15 000 000 de célibataires en France), rompent les liens sociaux, nous asphyxient. Ils nous donnent notre pain quotidien et nous affament en même temps. Qui peut encore se révolter ?
Ils prennent un pouvoir que je leur donne par mon silence et mon inaction. Ils grandissent en puissance, n'ont confiance qu'en eux et défendent leurs castes comme un bon père de famille sait le faire. Rien de surprenant, la réaction est humaine. Leur arrogance et leur vanité s'élèvent à mesure que leur foi en l'être humain décroit, cette masse anonyme des exclus de l'abondance, la "France d'en bas". Et l'humanitaire est leur meilleur déguisement.
Les fauves veulent le pouvoir, normal, les moutons le récupérer, normal aussi, et le cycle recommence, les victimes devenant pires que leurs bourreaux. Incapable de se solidariser, irresponsable, égoïste, vaniteuse, la foule désigne de nouveaux forts qui viennent du camp des puissants parés des atours du libérateur. Et la boucle est bouclée. Le sang coule à torrent et la terre s'allège de quelques millions d'humains qui ne servaient pas à grand chose.
On nous ment, on nous cache tout, on en dit trop, on nous surinforme pour mieux nous désinformer, on nous manipule, nous asservit, nous tue, mais pas trop, faut produire. On nous parque, nous ensorcelle, nous programme, nous conditionne, nous dresse. On nous transforme en valeur dollars. Et alors ? Et après ? Mais finalement, n'est-ce pas là ce que nous voulons ? Ne pas savoir ? Etre protégés ?
Ni bourreau ni victime, ma liberté commence là. Tout vient de moi, le monde est ce que j'en fais. Tout est miroir.
Journal télévisé
Je suis con !
Si. Hier, j'ai voulu regarder la télévision, histoire de me mettre au parfum, pour jeter un oeil neuf sur ce qu'il se passe dans le monde, celui que l'on nous montre j'entends. J'avoue que je n'ai pas été déçu du voyage. J'ai vu :
- une femme se jeter du haut d'un building,
- des morts par milliers au Pakistan,
- des immigrants désespérés tenter de franchir les frontières espagnoles,
- des femmes et des enfants battus,
- un violeur en série témoigner sa haine,
- deux avions se télescoper dans une brillante reconstitution,
- les charniers géants de la seconde guerre mondiale, les corps faméliques alignés dans des tranchées,
- un journaliste amateur de tueurs en série.
J'ai ainsi vu au bas mot 22 000 morts apparaître sur mon écran, la folie et la misère humaine, des images insoutenables qui me donnent envie de renier mon humanité.
J'ai eu tant de mal à retenir mes larmes. J'ai poussé des soupirs à fendre l'âme en constatant mon incapacité à soulager mes frères et soeurs. Je me suis répété pendant des heures que chacun choisissait sa mort et que de mort il n'est pas. Mais rien n'y a fait.
Il ne me reste qu'une chose à faire : ne plus regarder les infos. Promis, juré !
J'ai vu
J'ai vu l'envers du décor.
J'ai vu la noirceur de l'humanité, sa soif ardente de pouvoir, son dégoût pour ce qu'elle est devenue, son refus d'avancer, d'y croire, encore, malgré tout. J'ai vu l'enfer de sa retraite au fond de cubes insalubres, pour ceux qui en ont, même pas le quart de la population.
J'ai vu des cartes hégémoniques, des alliances improbables, la folie de la presse, l'abêtissement du peuple, son esclavage, sa traçabilité.
J'ai vu une humanité codée, barrée, asservie.
J'ai vu le pouvoir, la vanité, l'ambition, la possession.
J'ai vu l'enfer sur ma terre. Grace aux clics de ma souris.
Je me suis penché au-dessus du gouffre insondable de la bêtise humaine, active ou passive. A en avoir le vertige.
A vouloir disparaître, briser mes chaînes, me déconditionner.
18/10/06
Fin du programme
A nos Unes !
La Corée du Nord va faire un nouvel essai et sera impitoyable contre toute nation qui remettra en cause sa souveraineté. La Chine met en garde les impérialistes contre tout risque d'escalade. Au sud on appelle à la prudence tandis que l'Iran observe et que la Russie négocie.
Partie en croisade, Condoleezza Rice veut l'application des sanctions de l'ONU, Russie et Chine rechignent. De Tokyo à Moscou, Séoul et Pékin, elle va prêchant l'embargo sur " les armes et matériels connexes ", " les matériels liés à la technologie nucléaire ou à celle des missiles " et " les produits de luxe ", elle qui en use et abuse sans modération. Ses confrères russes et sud coréens aimeraient plus simplement rouvrir le dialogue, on les comprend, ils sont si près.
L'information est digne d'intérêt. Et lourde de conséquences.
Les américains ne pourront pas fournir l'effort de guerre. Le peuple en a marre, il ne comprend plus ses morts et sait qu'il a été grugé. La guerre est chère. Les élections se rapprochant, seul un coup d'éclat militaire ou une terrible menace pourrait sauver leur gouvernement va-t-en guerre. Et le monde les suit dans leur pacification guerrière, ils sont les patrons, c'est eux qui décident.
Nous sommes assis sur une poudrière. Ni plus, ni moins.
Plus l'Amérique se défend et plus la menace se rapproche, comme si son cauchemar devenait réalité. A moins que ce ne soit celle qu'ils ont choisi dans les urnes : un monde en guerre au nom du Bien.
Dans mon monde du Bien, il n'y pas de guerriers. Personne n'est à défendre car nul ne se protège. La terre est là pour subvenir à nos besoins, l'eau tombe des cieux, le soleil brille dans un ciel clair et les tempêtes n'ont d'autres causes que naturelles. Des bonnes. Il y a aussi, forcément, le respect de la différence, le partage, l'échange, pour le plus grand bien de tous, toujours. Il y a plein de bonnes choses et les meilleures évidemment.
On ne combat pas pour la Paix.
Pourtant c'est ce que nous faisons depuis la nuit des temps. Aujourd'hui encore tout nous le prouve, temps de changer les choses.
Article paru chez Oulala.net
http://www.oulala.net/Portail/article.php3?id_article=2623





