Bon, on a vu que dehors c'est pas terrible. Il y a des milliers de choses à faire et la plupart dans l'urgence, comme Nicolas Hulot se plait à le clamer bien haut, histoire de nous foutre une bonne trouille salutaire pour nous réveiller. Bon, le monde va comme il va, c'est pas terrible-terrible mais c'est comme ça. Et ça me lasse d'écrire des horreurs. Ca m'a toujours agacé d'ailleurs. Parce que je sais que tout est comme il faut, et qu'à ma manière je participe à son amélioration. J'ai un coeur énorme, je suis gentil et sais être brutal, le tout dédié à rendre la vie meilleure.

Ce qui m'a toujours le plus interpellé dans les catastrophes que nous traversons, c'est leur effet miroir sur l'humanité toute entière : nous détruisons la terre, nous nous détruisons ; la dépression est la maladie du siècle, l'humanité déprime et se bourre de comprimés pour voir des éléphants roses. Tout ce qui se passe dehors se passe aussi dedans, en chacun d'entre nous qui la formons. Tout est miroir sur notre terre, nous projetons nos inconscients. Et cette découverte aux fantastiques répercussions m'intéresse au plus haut point. Tout vient de nous, suffirait juste de se pencher à l'intérieur pour que tout aille mieux dehors. L'humanité a donc besoin dare-dare d'une bonne psychanalyse. Et ça, je trouve ça vachement marrant à imaginer.