Extrait de la lettre datée de 1550 et signée des cardinaux, figurant au répertoire de la Bibliothèque Nationale de France, où l'on peut la consulter. Repris en 1911 dans la revue "Truth" :

" De tous les conseils réservés à Ta Sainteté, nous avons gardé les plus essentiels jusqu'au dernier moment.

Concernant la lecture de la Bible, nous devons tenir nos yeux grands ouverts et intervenir avec toute notre puissance. Il faut donner aussi peu que possible l'autorisation de lire l'Évangile, surtout dans les langues modernes et dans les pays soumis à notre juridiction.

Ce qui en général est lu pendant la messe, devra suffire et personne ne devra être autorisé à en lire davantage. Tes intérêts prospéreront aussi longtemps que le peuple se contentera du peu qu'on lui offre, mais dès que le public demande davantage, tes intérêts sont en danger. C'est le livre qui peut, plus qu'aucun autre provoquer contre nous des révoltes et des tempêtes qui nous perdront presque. Certainement, si quelqu'un étudie sérieusement la Bible et la compare avec ce qui se passe dans nos Églises, il trouvera bien la vérité et verra bien les choses qui y sont le plus souvent encore nettement opposées.

Et si le peuple reconnaît toutes ces choses, il nous mettra constamment au défi jusqu'à ce que tout soit dévoilé ; alors, nous serons l'objet des railleries et de la haine. Il est indispensable de dérober la Bible, qui est la Parole de Dieu écrite, aux regards des peuples, mais avec beaucoup de précautions pour éviter tout tumulte."